Hippodrome de REIMS
Prix de GRAND NATIONAL DU TROT Réunion 1 Course 1
| N° | Cheval | Avis |
|---|---|---|
| 1 | Kotkie | Cette femelle de 6 ans affiche une régularité intéressante avec 21 podiums en 43 sorties, même si sa musique récente montre une 11e place décevante à Vincennes en juin avant de rebondir sur 370 mètres plus long à Cagnes-sur-Mer fin août où elle a terminé quatrième, confirmant qu’elle apprécie les parcours de tenue, ce qui est de bon augure pour les 2550 mètres rémois ; sa rentrée tardive sur l’hippodrome marseillais en avril s’était soldée par une victoire sur 2300 mètres, prouvant sa polyvalence distance ; toutefois le déferrage antérieurs seulement et l’absence d’œillères laissent penser qu’elle n’est pas totalement affûtée, et le lot relevé de ce Groupe III avec 16 partants exige une pointe de vitesse finale qu’elle n’a pas toujours démontrée cette année, d’où une candidature crédible mais pas prioritaire pour le top 5 |
| 2 | Koureas D’Ela | Cette jument de 6 ans affiche une forme étincelante avec neuf podiums dont huit victoires lors de ses dix dernières sorties, restant sur un succès probant à Laval le 24 septembre sur une distance quasi identique, ce qui témoigne d’une condition physique optimale pour ce Grand National du Trot. Déferrée des quatre pieds, une configuration qui a souvent accompagné ses meilleures performances, elle découvre toutefois l’hippodrome rémois avec sa corde à droite, un paramètre à intégrer dans l’analyse. Confiée à B. Rochard, son driver attitré qui connaît parfaitement ses réactions, la fille d’E. Pierre s’annonce comme une prétendante très sérieuse au succès malgré les 25 mètres de recul à gérer face à seize adversaires. Morgane Sassier, son entraîneur, semble avoir parfaitement programmé cette échéance nationale groupe III, et son aptitude à la distance de 2550 mètres est largement démontrée. La concurrence s’annonce relevée dans ce groupe III, mais sa pointe de vitesse finale déjà aperçue à Vichy et Feurs lui confère une véritable chance. Toutefois, le retour à la corde à droite et l’incertitude sur le parcours rémois constituent les seuls véritables points d’interrogation dans un dossier par ailleurs très solide. |
| 3 | If I Tell You | Ce hongre de huit ans affiche une expérience solide avec 74 sorties et huit succès, mais ses dernières prestations interpellent : une troisième place au Croisé-Laroche le 30 septembre 2026 sur 2700 mètres laisse entrevoir une forme correcte, toutefois son avant-dernière apparition à La Capelle s’est soldée par une neuvième position décevante. Déferré des antérieurs et postérieurs, ce trotteur français pourrait tirer profit de cette configuration, d’autant que la distance de 2550 mètres à Reims s’inscrit dans ses cordes, lui qui a déjà brillé sur des parcours similaires. Néanmoins, sa musique en dents de scie (3a9a0a0m3a2a7a1a0a8a) révèle une irrégularité chronique, et ses résultats sur l’hippodrome rémois restent méconnus, ce qui constitue un sérieux doute. François Ouvrie retrouve les rênes, un pilote qu’il connaît bien pour l’avoir mené à la troisième place récemment, mais la concurrence s’annonce relevée avec seize partants au départ d’un Groupe III. La corde droite ne semble pas le pénaliser outre mesure, bien que son palmarès affiche davantage de performance sur des tracés corde à gauche. Sa capacité à refaire du terrain en fin de parcours sera déterminante, car les 2550 mètres exigent une gestion tactique impeccable, surtout avec un recul potentiel lié à ses gains. L’absence d’œillères pourrait également jouer en sa faveur s’il reste concentré durant le parcours, mais son dernier échec à Enghien en août dernier sur une distance plus courte n’incite guère à l’optimisme. Toutefois, sa réduction kilométrique de 7230 lors de sa dernière sortie témoigne d’une pointe de vitesse encore présente, ce qui lui confère une chance non négligeable d’accrocher une place dans les cinq premiers si la course se déroule à son rythme. Il faudra surveiller sa position à mi-parcours, car un mauvais placement dans ce peloton dense pourrait hypothéquer ses ambitions. En définitive, ce compétiteur aguerri possède les atouts pour figurer honorablement, mais son manque de constance et la qualité de l’opposition rendent sa tâche ardue. |
| 4 | Lord Delo | Ce mâle de 5 ans présente un profil de compétiteur aguerri avec 24 sorties et 8 victoires, affichant une musique éloquente malgré quelques incartades. Sa récente tentative à Argentan le 23 septembre s’est soldée par un échec, mais il faut souligner que son mentor N. Bazire avait confié les rênes à un autre pilote ce jour-là, ce qui n’a manifestement pas porté ses fruits. En revanche, son association avec J.M. Bazire sur l’hippodrome de Vincennes à l’été 2026 s’est révélée fructueuse avec une deuxième place convaincante le 21 juin et une victoire le 13 mai, démontrant une réelle aptitude sur les parcours de tenue. La distance de 2550 mètres annoncée ici correspond exactement à son handicap distance déclaré, ce qui constitue un signal positif indéniable. Son profil de gains carrière impressionnant, avec plus de 26 millions engrangés, témoigne d’une qualité intrinsèque certaine dans ce lot de 16 partants où plusieurs adversaires devront rendre de la distance. Le fait qu’il soit pieds nus et sans œillères indique une préparation classique, sans artifice particulier. Sa position à la corde, bien qu’indiquée à zéro, ne pénalise pas forcément dans un peloton aussi dense. Sur l’hippodrome rémois, ce hongre devra confirmer ses dispositions sur un tracé qu’il découvre, mais son expérience acquise sur les ovales de province plaide en sa faveur. La fraîcheur relative après trois semaines sans compétition constitue un atout non négligeable pour aborder ce groupe III relevé. La présence de chevaux plus âgés, notamment des 9 et 10 ans, ne l’effraie pas puisqu’il a déjà croisé le fer avec de tels rivaux par le passé. Il faudra néanmoins qu’il reste sage dans les premiers hectomètres pour éviter de gaspiller des ressources précieuses en vue du sprint final. Son driver M. Verva, moins habitué à ce niveau que les frères Bazire, devra livrer une course tactique parfaite pour tirer la quintessence de cette monture. L’absence de courses victorieuses en 2026 dans les gros lots interroge quelque peu sur sa capacité à briller à ce niveau précis. Toutefois, sa constance sur la distance classique et sa pointe de vitesse finale en font un sérieux prétendant au top 5. |
| 5 | Jentil Dieschoot | Ce mâle de 7 ans déferré des antérieurs et postérieurs aligne une musique flatteuse avec onze victoires en cinquante-neuf sorties, preuve d’une constance remarquable au plus haut niveau. Sa dernière apparition à Argentan le 23 septembre s’est soldée par une encourageante troisième place sur 2875 mètres, démontrant une forme ascendante à trois semaines de l’échéance rémoise. Le retour d’E. Raffin au sulky constitue un signal fort, ce driver ayant déjà mené l’intéressé vers de beaux succès par le passé. La distance de 2550 mètres sur la corde à droite sied parfaitement à ce trotteur français rompu aux parcours sélectifs de province. Toutefois, la présence de seize partants et les conditions restrictives du Grand National imposent une vigilance accrue quant aux aléas de course. Sa capacité à figurer dans les cinq premiers paraît hautement probable au vu de son palmarès et de sa régularité. Note attribuée en conséquence. |
| 6 | Kelle Beaute | Cette jument de six ans, entraînée par le redoutable Luc-Clément Abrivard et pilotée par Alexandre, se présente sur la piste rémoise avec un profil d’outsider sérieux mais non infaillible : sa musique révèle une troisième place encourageante le 2 octobre 2026 à Vincennes sur 2700 mètres, chrono de 7’15 » qui témoigne d’une condition physique correcte, bien qu’elle ait déçu fin septembre en terminant treizième. Le passage à la distance de 2550 mètres avec départ à l’attelé sur ce tracé corde à droite ne devrait pas la déranger, elle qui a déjà trotté sur des parcours de 2800 à 3100 mètres, mais son manque de victoires récentes — une seconde place en février 2026 reste sa meilleure performance sur les dix dernières sorties — incite à la prudence. Sa cinquième place à Vire en mars démontre qu’elle peut accrocher un accessit sur des tracés provinciaux moins relevés que le Grand National du Trot de ce jour, mais avec pas moins de seize concurrents au départ et un lot homogène de cinq à dix ans, la tâche s’annonce ardue pour figurer dans le quinté de tête. Le recul de distance et la qualité des adversaires, combinés à des performances en dents de scie, laissent entrevoir une possibilité de place mineure sans garantie aucune, sa constance n’étant pas sa qualité première. |
| 7 | Hector De Bassiere | Ce hongre de neuf ans affiche une musique flatteuse avec une troisième place obtenue à Craon il y a à peine cinq semaines sur une distance quasi similaire, preuve d’une forme actuelle rassurante malgré son âge avancé. Déferré des antérieurs et postérieurs, il évoluera sans œillères sur la corde droite de Reims, un tracé qu’il n’a jamais foulé mais dont le profil devrait convenir à son style de trotteur expérimenté. Sa deuxième place à Ecommoy en avril dernier sur 2750 mètres démontre qu’il sait se hisser parmi les premiers lorsque les conditions s’y prêtent, et la présence d’A. André au sulky constitue un gage de sérieux indéniable. Toutefois, ses récentes sorties à Agon-Coutainville et Montignac n’ont pas confirmé cette embellie, et la concurrence relevée d’une épreuve estivale du Grand National impose une prudence mesurée. Ce trotteur français totalise déjà des gains significatifs, témoignant d’une carrière solide, mais son inconstance chronique laisse planer un doute sur sa capacité à rivaliser avec les meilleurs du lot. La distance de 2550 mètres semble dans ses cordes, mais l’absence de repères sur cet hippodrome champenois ajoute une inconnue non négligeable. Pour prétendre aux cinq premières places, ce pensionnaire de P.L. Desaunette devra retrouver la verve entrevue à Craon et éviter les fautes qui l’ont plombé par le passé. Sa régularité sur courte distance récente plaide en sa faveur, mais l’opposition s’annonce féroce pour un hongre au seuil de sa carrière déclinante. |
| 8 | Heureux De Fleur | Ce hongre expérimenté de neuf ans affiche un palmarès remarquable avec dix victoires et trente-cinq podiums, preuve d’une constance rare à ce niveau de compétition. Sa musique actuelle témoigne d’une forme excellente puisqu’il vient d’enchainer les bonnes sorties, notamment cette probante victoire du 19 août à Laval sur une distance similaire. Sa deuxième place obtenue à Cabourg en juillet sur 2750 mètres démontre une réelle aptitude aux parcours de moyenne distance, ce qui rassure pour les 2550 mètres rémois. Bien que sa dernière tentative à Vincennes le 17 septembre se soit soldée par une décevante dixième position, il faut relativiser car l’hippodrome parisien ne correspond guère à ses meilleures références. Son entraineur affiche un avis très favorable et le fait de le présenter déferré des quatre pieds constitue un signal fort quant aux intentions affichées. La corde à droite ne devrait pas le déranger outre mesure, ce trotteur français ayant déjà performé sur des tracés variés. Le driver Yann Lebourgeois le connait parfaitement pour l’avoir mené lors de ses neuf dernières apparitions, gage d’une complicité certaine. Avec des gains carrières dépassant les trente millions, ce spécimen appartient clairement à l’élite de sa génération et sa place dans les cinq premiers semble amplement à sa portée. Toutefois, l’opposition s’annonce relevée dans ce groupe III et la distance de recul pourrait compliquer sa tâche face aux plus jeunes. Il faudra également composer avec le fait qu’il n’a plus foulé une piste française depuis près d’un mois, ce qui pourrait jouer sur son état de fraicheur. Malgré ces réserves, sa régularité exemplaire et son aptitude confirmée aux courses attelées lui confèrent une légitimité indiscutable dans ce lot. |
| 9 | Jacomo Bello | Ce hongre expérimenté de sept ans affiche une constance remarquable avec sept victoires et trente et une places en quarante-cinq sorties, preuve d’une régularité exemplaire au plus haut niveau, et sa troisième place acquise sur la piste d’Enghien en juillet dernier témoigne d’une forme actuelle très encourageante malgré une cinquième position lors de sa rentrée à Vincennes le 5 septembre, performance à relativiser car il n’avait alors pas couru depuis trente-neuf jours et affrontait un lot relevé sur les 2700 mètres de la grande piste; déferré des antérieurs et postérieurs, ce qui constitue généralement un signal positif dans l’entourage de Thomas Levesque, il retrouve ici une distance de 2550 mètres assez proche de ses meilleures références et l’association avec Romain Lamy, qui l’a déjà mené à la victoire par le passé, plaide clairement en sa faveur; sa musique récente (5a3a1a2a2a6a) démontre une capacité à figurer aux avant-postes de manière répétée, et même si l’opposition s’annonce coriace dans ce groupe III, ce trotteur français semble parfaitement armé pour disputer l’arrivée, d’autant que son expérience des pistes provinciales comme celle de Reims ne peut qu’être un atout sur un tracé à corde droite qu’il devrait apprécier; la seule véritable inquiétude réside dans ce délai d’un mois et demi sans compétition, mais son historique prouve qu’il sait répondre présent dès sa reprise, comme en atteste sa deuxième place obtenue à Vincennes en février pour sa première sortie après une pause hivernale |
| 10 | Katchi Quick | Ce trotteur hexagonal de 6 ans affiche une régularité remarquable avec quinze succès en vingt-neuf sorties, preuve d’un tempérament compétiteur hors norme, et sa récente victoire du 5 août à Saint-Malo sur 2950 mètres atteste d’une aptitude confirmée aux longs parcours, ce qui constitue un atout majeur sur les 2550 mètres rémois, d’autant que son entourage a choisi de le déferrer des antérieurs, un signal fort de confiance, tandis que la corde à droite ne devrait guère le déstabiliser puisqu’il s’est déjà illustré sur des tracés similaires à Cholet et Vire, cependant sa dernière prestation du 28 août aux Sables d’Olonne s’est soldée par une décevante huitième place, ce qui incite à la prudence, même si son driver attitré Clément Duvaldestin connaît parfaitement la mécanique de ce fils de trotteur français, et son expérience acquise notamment à Enghien sur plus court laisse entrevoir une pointe de vitesse finale dangereuse, mais l’opposition de seize partants et la présence probable de sérieux clients au sein de ce Groupe III exigent une vigilance accrue, car il devra composer avec le recul éventuel et une allocation alléchante qui attirera du beau monde, toutefois son pourcentage de victoires et sa science du placement le placent clairement parmi les prétendants crédibles au top cinq, à condition qu’il reproduise ses meilleures sorties estivales et que le rythme de la course ne l’handicape pas trop dans la phase finale, ce qui reste envisageable au regard de sa pointe de accélération observée sur l’hippodrome malouin, mais cette huitième place récente suscite quelques doutes quant à sa condition actuelle, néanmoins le Syndicat de l’Élevage a concocté un parcours sélectif qui devrait convenir à ce dur à cuire |
| 11 | Jango Vici | Cet hongre de sept ans affiche une expérience précieuse avec dix victoires en soixante-sept sorties, mais ses récentes prestations laissent perplexe : avant-dernier à Feurs le 16 septembre sur 2850 mètres, il n’a que très modérément rassuré malgré un accessit obtenu à Monzier-en-Der un mois plus tôt. Sur cette piste de Reims, la distance de 2550 mètres sied à ses aptitudes de stayer, comme le prouve son succès passé sur des parcours identiques à Vincennes. Toutefois, le lot est relevé pour un groupe III et son manque de régularité dans les cinq premiers inquiète, surtout face à des rivaux plus affûtés. D’autant qu’il demeure ferré des antérieurs, configuration souvent corrélée à des performances en deçà de son potentiel. Sans œillères cette fois, le fils de Jango Vici devra puiser dans ses réserves pour figurer, mais une place dans les cinq n’aurait rien d’illogique s’il retrouve son meilleur niveau. |
| 12 | Indus Val | Ce vieux briscard de huit ans possède une feuille de route éloquente avec treize succès et plus de quarante podiums, preuve d’une constance remarquable au plus haut niveau. Sa dernière sortie à Argentan le 23 septembre s’est soldée par une huitième place, mais il faut noter qu’il affrontait là un lot relevé sur 2875 mètres. Sur ce parcours rémois de 2550 mètres, ses aptitudes sur des distances similaires plaident en sa faveur, comme en témoigne son franc succès à Enghien sur 2150 mètres en juin. La association avec Pierre-Yves Verva, qui le connaît parfaitement pour l’avoir mené lors de ses cinq dernières apparitions, constitue un atout majeur. Ce hongre affiche des gains colossaux frisant les cinquante millions, signe d’un compétiteur aguerri qui sait se transcender dans les épreuves de groupe. Sa récente tentative cagnoise sur 2925 mètres s’est conclue à la cinquième place, montrant qu’il conserve une belle fraîcheur malgré les années. Le profil de la piste rémoise, corde à droite, ne devrait nullement le déstabiliser puisqu’il a déjà brillé sur des tracés variés. Cependant, la concurrence s’annonce féroce dans ce Grand National du Trot et ses huit printemps commencent à peser face aux cadors plus jeunes. Néanmoins, son expérience des joutes de ce calibre et sa pointe de vitesse finale lui confèrent une réelle aptitude à intégrer le quinté de tête. La distance intermédiaire semble idéale pour ce trotteur français qui affectionne les parcours où le rythme est soutenu dès les premiers hectomètres. |
| 13 | Ialto D’Hertals | Ce trotteur français de 8 ans présente un profil de grande régularité avec 40 places en 68 sorties, un atout indéniable pour viser le top 5 malgré une dernière sortie en demi-teinte à Argentan où il a terminé sixième sur 2875 mètres le 23 septembre dernier. Son entourage a toutefois fait un choix stratégique en le déferrant des antérieurs et postérieurs, ce qui pourrait transfigurer ce hongre expérimenté sur les 2550 mètres de Reims, d’autant qu’il s’est déjà illustré sur des distances avoisinantes avec notamment une deuxième place à Marseille sur 3000 mètres. La présence de F. NIVARD au sulky constitue un gage de confiance majeur, ce driver de renom sachant tirer la quintessence de ce type de profil confirmé. Avec des gains carrière dépassant les 480 000 euros et une musique révélant une belle constance ponctuée de nombreux accessits, cet hère de 8 ans possède l’étoffe nécessaire pour s’immiscer dans le peloton de tête à l’arrivée de ce groupe III, même si la concurrence s’annonce relevée avec seize partants au départ. Sa capacité à répéter les bonnes performances tout au long de l’année, comme en témoignent ses deuxièmes places répétées entre décembre et août, plaide clairement en sa faveur pour une arrivée dans les cinq premiers. |
| 14 | Horatius D’Ela | Ce trotteur de 9 ans, affichant une expérience solide avec 93 sorties, arrive sur cette étape du Grand National avec un profil de placé plus que de vainqueur, comme en témoignent ses 48 podiums mais seulement 15 succès. Sa musique récente est préoccupante : une treizième place le 30 septembre à Laval, sur une distance similaire à celle du jour, ce qui n’incite guère à l’optimisme pour ce rendez-vous rémois. Le 5 août à Saint-Malo, il terminait huitième sur 2950 mètres, confirmant une certaine irrégularité dans ses performances. Toutefois, il faut souligner sa deuxième place obtenue le 3 juin à Laval, preuve qu’il conserve des moyens sur ce type de parcours. Son entourage a choisi de le protéger des « œillères » et opte pour un ferrage complet, un signe que le mâle est ménagé. Avec un gain annuel en cours de 4,8 millions d’euros, le hongre semble avoir perdu de sa superbe par rapport à l’exercice précédent où il cumulait plus de 15 millions. La corde à droite sur l’hippodrome de Reims, associée à un peloton de 16 unités, ne facilitera pas sa tâche, surtout face à des rivaux plus jeunes et affûtés. Sa place à la corde, non renseignée, ajoute une incertitude quant à son positionnement dans le peloton. Le driver A. Gendrot, déjà en selle lors de la dernière sortie, devra réaliser un parcours sans faute pour espérer intégrer le quinté. Compte tenu de son manque de compétitivité récente à ce niveau et de la concurrence, une place dans les cinq premiers relèverait d’une grosse performance. |
| 15 | Just De L’Oison | Ce trotteur français de sept ans, dans une forme absolument éclatante, vient d’enchaîner quatre succès consécutifs dont le dernier en date du 23 septembre à Argentan, et affiche une musique quasi parfaite de dix podiums sur ses dix dernières sorties. Déferré des antérieurs et postérieurs, cet élément de classe piloté par Théo Duvaldestin, son driver attitré depuis des mois, semble au sommet de son art et sa pointe de vitesse finale impressionne à chaque prestation. Sur ce parcours de 2550 mètres à Reims, une distance qu’il n’a certes pas encore abordée cette saison mais qui reste dans ses cordes vu sa polyvalence entre 2600 et 2875 mètres, sa présence à l’arrivée relève de l’évidence tant sa régularité force le respect. Avec plus de cinquante millions de gains en carrière et vingt-trois victoires au compteur, ce hongre expérimenté possède tous les atouts pour figurer dans le quinté, d’autant que son entraîneur Th. Duvaldestin se montre particulièrement confiant à son sujet. La principale incertitude concerne l’adaptation au tracé rémois et à la corde à droite, mais sa condition actuelle devrait largement compenser cette inconnue. |
| 16 | Jingle Du Pont | Ce trotteur français de sept ans affiche une régularité exemplaire avec pas moins de quatre podiums lors de ses cinq dernières sorties, dont une probante deuxième place à Mons il y a moins d’un mois face à un plateau relevé de dix concurrents, confirmant son aptitude aux parcours de tenue comme ces 2550 mètres rémois ; sa troisième position obtenue sur la piste de La Capelle le 2 septembre dernier atteste par ailleurs d’une belle constance dans l’effort, avec une réduction kilométrique de 7’05 sur une distance plus courte, laissant présager une pointe de vitesse finale intéressante sur la longue ligne droite de l’hippodrome champenois ; ce fils de trotteur tricolore n’a jamais déçu lors de ses apparitions dans des lots nationaux, sa musique éloquente parlant d’elle-même, tandis que ses gains carrières supérieurs à 592 000 euros témoignent d’une classe certaine pour ce niveau de compétition ; l’association avec Nicolas Bazire, l’un des drivers les plus en vue du circuit, constitue un gage de sérieux supplémentaire, même si la corde à droite exigera une vigilance accrue dans les virages ; son entraîneur affiche un avis négatif sur les œillères qu’il ne portera pas, configuration qui semble lui réussir puisqu’il n’en portait pas lors de sa victoire à Cagnes-sur-Mer en juillet ; avec treize succès au compteur et un taux de places supérieur à cinquante pour cent, ce hongre possède les armes nécessaires pour intégrer le quinté de tête, sans toutefois pouvoir prétendre à une victoire tant la concurrence s’annonce dense dans cette étape du Grand National du Trot ; il faudra néanmoins composer avec les dix-sept jours de repos écoulés depuis sa précédente sortie, délai généralement suffisant pour un athlète de cette trempe |
Notre sélection pour cette course
Quel cheval apparaît comme le point d’appui de cette étape rémoise (2550 m, corde à droite) ? Sans hésitation, le 15 se présente comme le leader naturel de cette sélection. Fort de quatre succès consécutifs et de dix podiums lors de ses dix dernières sorties, il affiche une forme éclatante. Déferré des quatre pieds et retrouvé avec son pilote habituel, il possède de solides arguments pour s’adapter rapidement à ce nouvel hippodrome et jouer la victoire.
Peut-il toutefois être inquiété par une concurrente aussi régulière que le 2 ? C’est la principale question de la course. Le 2 reste sur huit victoires en dix tentatives et vient de s’imposer sur une distance comparable, ce qui en fait une base particulièrement fiable. Son déferrage complet et la présence de B. Rochard renforcent encore sa candidature. Seule la corde à droite, ainsi que les 25 mètres de recul, incitent à conserver une légère réserve face au très solide 15.
Quels chevaux peuvent ensuite compléter le podium ou intégrer le quinté ? Le 5 mérite une attention soutenue après sa troisième place récente à Argentan. Très à l’aise sur les parcours provinciaux, idéalement engagé sur cette distance et associé à E. Raffin, il présente un profil sérieux pour les premières places. Dans son sillage, le 9 séduit par une remarquable régularité et une musique récente convaincante. Déferré des quatre pieds, bien situé sur cette distance intermédiaire et confié à un pilote qui le connaît parfaitement, il offre de réelles garanties.
Les candidatures suivantes sont-elles également crédibles ? Oui, notamment celle du 8, qui doit être racheté après sa récente déception à Vincennes. Sa victoire à Laval et sa deuxième place à Cabourg rappellent toutefois sa valeur, tandis que son expérience et son aptitude aux parcours similaires jouent clairement en sa faveur. Le 16 constitue également une possibilité séduisante : il reste sur quatre podiums en cinq sorties et vient de bien se comporter à Mons. Sa régularité et son aptitude aux parcours de tenue sont appréciables, même si la corde à droite devra être parfaitement négociée.
Quels sont les profils plus délicats à départager ? Le 10 possède une vraie qualité, comme l’attestent ses quinze victoires en vingt-neuf sorties. Sa réussite estivale sur longue distance est rassurante, mais sa huitième place récente invite à une confiance plus mesurée. Enfin, le 4 peut se réhabiliter : ses performances à Vincennes avec J.-M. Bazire avaient révélé un potentiel certain, et la distance lui convient parfaitement. Pieds nus et encore frais, il reste capable de venir brouiller les cartes.
En conclusion, le 15 et le 2 constituent les bases les plus solides, tandis que le 5 et le 9 apparaissent comme de sérieux candidats aux premières places. Le 8, le 16, le 10 et le 4 peuvent ensuite composer le quinté, avec une mention particulière aux deux derniers, le 10 et le 4, qui représentent les outsiders capables de créer une belle surprise.
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