Favori de la presse gagne combien ? Presse contre cote
Favori de la presse gagne combien ? 19,2 % des 1 248 Quintés+ mesurés de 2023 à 2026, contre 26 % pour le favori de la cote. Chiffres, méthode et limites.
Sommaire
- 1 248 Quintés+ français étudiés sur 45 mois
- Gagner ou finir dans les 5 premiers : la règle de comptage
- Presse contre cote : réussites et échecs en chiffres
- Ce que ces taux prouvent, et ce qu'ils ne prouvent pas
- Une mesure globale sur 45 mois, sans découpage par année
- La presse ou le marché : qui donne les meilleurs pronostics ?
- Questions fréquentes
19,2 % des 1 248 Quintés+ retenus, de janvier 2023 à septembre 2026, ont été gagnés par le favori de la presse.
Le favori de la presse remporte 19,2 % des Quintés+ étudiés (le Quinté+ est le pari du PMU où il faut trouver les cinq premiers chevaux d'une course), contre 26 % pour le favori de la cote. Ces taux portent sur 1 248 courses françaises disputées de janvier 2023 à septembre 2026, que nous avons rapprochées une à une de l'arrivée officielle. Alors, « favori de la presse gagne combien » ? Un peu moins d'une course sur cinq.
La cote est le prix affiché par le marché des parieurs : plus elle est basse, plus le cheval est jugé probable, et le favori de la cote est le cheval à la cote la plus basse. Nous avons confronté l'archive des pronostics de la presse du site aux arrivées et à ces cotes. Le critère de réussite, posé avant de lire les résultats, reste simple : le cheval désigné a-t-il gagné, ou fini dans les 5 premiers ?
1 248 Quintés+ français étudiés sur 45 mois
Le périmètre de cette mesure couvre 1 248 Quintés+ français courus du 1er janvier 2023 au 30 septembre 2026, soit une période de 45 mois. Ce nombre de courses exclut les arrivées ambiguës, avec des ex aequo, et les Quintés où un journal cite un numéro absent des partants.
Chaque course retenue doit aussi afficher une cote pour tous les partants et un favori de la cote unique. Le favori de la presse sort du consensus de la presse, c'est-à-dire d'un vote par points. Chaque journal accorde 8 points à son premier choix, 7 au deuxième, et ainsi de suite jusqu'à 1 point pour le huitième. Le cheval qui totalise le plus de points devient ce favori.
Ces votes viennent d'un panel, autrement dit d'un groupe fixe de 31 sources de presse. Charente Libre en est exclue, car elle publie presque toujours le même pronostic que La Voix du Nord. Pour voir ces sélections au quotidien, ouvrez le tableau des pronostics de la presse journal par journal pour le Quinté+ du jour.
Gagner ou finir dans les 5 premiers : la règle de comptage
La définition du critère de réussite a été fixée avant les résultats, pour écarter toute lecture choisie après coup. Un pronostic réussit de deux façons : son cheval gagne la course, ou il termine parmi les 5 premiers de l'arrivée officielle.
En face, le favori de la cote désigne le partant à la plus petite cote directe, la dernière enregistrée, donc proche du départ. Les journaux, eux, publient le matin. Le marché dispose ainsi de plus d'informations que la presse, et la comparaison avantage la cote. Le guide pour analyser les pronostics de la presse au Quinté détaille la méthode pour lire ces sélections.
Presse contre cote : réussites et échecs en chiffres
Ce tableau des résultats donne les réussites de chaque favori, et donc ses échecs, sur toutes les courses puis selon que presse et marché s'accordent ou non.
Sur les 1 248 courses, le favori de la presse ne gagne pas dans 80,8 % des cas et finit hors des 5 premiers dans 41,3 % des cas. Le favori de la cote obtient 26 % de victoires et 64,8 % d'arrivées dans les 5 premiers.
Quand les deux désignent le même cheval, soit dans 635 Quintés, ce favori commun gagne 27,6 % des courses. En cas de désaccord, sur 613 Quintés, le choix de la presse l'emporte 10,4 % des fois, contre 24,3 % pour celui de la cote.
La colonne de cote moyenne éclaire cet écart. Une cote de 8,2 signifie que la mise est multipliée par 8,2, mise comprise : en désaccord, la presse retient des chevaux que le marché juge moins probables.
Ce que ces taux prouvent, et ce qu'ils ne prouvent pas
Toute lecture de ces taux dépend de la taille de l'échantillon. La marge d'erreur est la fourchette dans laquelle le vrai taux a de bonnes chances de se trouver : pour le premier cheval du consensus, elle vaut ± 2,1 points (avec 5 % de risque de se tromper).
Un second relevé porte sur 1 318 Quintés : tous ceux dont le consensus compte au moins 5 chevaux, sans condition sur les cotes. Il regarde si le vainqueur figurait parmi les premiers chevaux du consensus. Le favori de la presse est le même cheval que le premier du consensus : 19,2 % de victoires sur les 1 248 courses du tableau (celles qui ont des cotes complètes), 19,3 % sur ces 1 318 courses. Les deux taux mesurent la même chose sur deux échantillons proches.
Dans ce relevé, il gagne 19,3 % des Quintés, à plus ou moins 2,1 points, contre 6,6 % pour un cheval tiré au sort parmi les partants. Avec les 3 premiers chevaux, le vainqueur figure dans la sélection 45,4 % des fois, à plus ou moins 2,7 points, contre 19,9 % pour le hasard.
Ces écarts dépassent nettement la marge d'erreur. La presse fait mieux que le hasard, sans battre le marché. Chaque matin, le pronostic de la presse pour le Quinté du jour présente le consensus des journaux.
Une mesure globale sur 45 mois, sans découpage par année
Ces tableaux ne détaillent pas l'évolution dans le temps : ils regroupent les 45 mois, de janvier 2023 à septembre 2026, en un seul bloc. Ils ne disent donc pas si l'écart entre presse et cote s'est creusé ou réduit d'une année à l'autre.
L'archive, tenue depuis 2023, a été rechargée le 29 août 2026 puis complétée chaque jour depuis le 30 août 2026. Les chiffres s'arrêtent au 30 septembre 2026. Les nouvelles courses les feront évoluer. Une page à part traite des limites et biais des pronostics de la presse au Quinté.
La presse ou le marché : qui donne les meilleurs pronostics ?
Sur 1 248 Quintés+ mesurés de janvier 2023 à septembre 2026, le favori de la cote gagne 26 % des courses, contre 19,2 % pour le favori de la presse. Le marché, relevé près du départ, devance donc le consensus des journaux. Ce résultat oppose deux favoris, pas des titres pris un par un.
Pour départager les journaux entre eux, le classement de la presse de l'observatoire compare leurs sélections source par source.
Questions fréquentes
Le favori de la presse fait-il mieux quand la cote le désigne aussi ?
Oui. Quand presse et cote retiennent le même cheval, dans 635 Quintés, il gagne 27,6 % des courses et finit dans les 5 premiers 69,8 % des fois.
Pourquoi la comparaison avantage-t-elle la cote ?
Parce que la cote retenue est la dernière enregistrée, proche du départ, alors que la presse publie le matin. Le marché intègre donc des informations que les journaux n'avaient pas, comme les retraits.
